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La phrase du 5 février 2010
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Pour une vraie politique industrielle européenne ! |
Dans un rapport du 2 février, cinquante dirigeants d’entreprises industrielles (réunis au seon de la Table Ronde des Industriels (ERT)) ont appelé l’Union Européenne à adopter une stratégie industrielle dans les plus brefs délais. L’enjeu est de taille : ces grands patrons pointent la perte de la « suprématie technologique » de l’Europe et des Etats-Unis au profit de l’Asie. Pour empêcher une telle évolution, il faut, pour ces dirigeants, ré-investir massivement dans l’innovation et les nouvelles technoogies, notamment dans des secteurs nouveaux comme « des procédés pour séquestrer le CO2 », « des matériaux de construction économes en énergie », ou encore « le renforcement du savoir-faire européen dans la santé »... Mais l’ERT est tout aussi prompte à dénoncer les contraintes sur l’industrie qu’ont entraîné la directive REACH et les dernières régulations environnementales de l’UE. Avec la situation mondiale actuelle, la question reste entière : l’UE peut-elle faire cavalier seul sur le climat, au risque de mettre en péril sa compétitivité ?
(Crédit Photo : Flickr)
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Business as usual : Malgré un regain de dernière heure le lobby du charbon doit reconnaître que ses campagnes « antiwarming »ont fait long feu. Qu’à cela ne tienne, il opère une conversion à 180°. Derrière l’urgence climatique qu’il proclame désormais, se cache en fait l’urgence de s’emparer de l’aubaine financière que constitue la CCS, remède miracle. Pour faire plébisciter cette technologie dont les tares ont pu être décrites par la formule « trop risquée, trop chère, trop peu , trop tard », une nouvelle campagne de désinformation est engagée. La dissimulation des risques majeurs de fuites hors des aquifères profonds est systématique. Les spécialistes du lobbying ont beau jeu d’abuser de décideurs qui multiplient publiquement les preuves des consternantes lacunes de leur culture technoscientifique. Ainsi sont différées les mesures urgentes d’économies énergétiques et confisquées les ressources qui devraient s’investir dans les véritables énergies propres. Compte-tenu de la progression cataclysmique du dérèglement climatique au cours des dix dernières années et de son accélération prévisible lors des dix prochaines du fait des rétroactions « positives » que constituent la réduction de l’albédo des pôles et la libération de méthane due à la fonte du permafrost, c’est se moquer que de promouvoir des « usines à gaz » prétendues opérationnelles à l’échéance 2020, voire 2030.
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