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France-Allemagne : retour au grand amour ?

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Le regard de deux journalistes expatriés au pays l’un de l’autre

Il est allemand, il travaille à Paris pour la Süddeutsche Zeitung. Elle, française, est correspondante du Monde à Berlin. Ce deuxième volet de notre série « Deux regards, une Europe » se penche cette fois-ci sur la relation franco-allemande, moteur historique de la construction européenne. Un moteur que l’on dit en panne. Marie de Vergès et Michael Kläsgen, ont bien voulu se prêter au jeu de l’interview croisée et nous apporter leur regard de journalistes expatriés au pays l’un de l’autre.

Des négociations sur le traité de Nice, en 2000, à la présidence française de l’UE en 2008, les relations franco-allemandes semblent avoir été marquées par des incompréhensions voire une certaine froideur. Assiste-t-on à une embellie des relations franco-allemandes depuis fin 2008 ?

Michael Kläsgen : En effet, on a pu constater juste avant et après le sommet du G 20 une convergence des intérêts au plus haut niveau. Ce rapprochement est principalement dû à la conviction commune que la crise économique a été déclenchée par des pays anglo-saxons, notamment les Etats-Unis. Lors du sommet, cette convergence des points des vue sur le renforcement de la régulation des « hedge funds », des agences de notation et des paradis fiscaux a été délibérément exprimée devant les médias.

Marie de Vergès : Une embellie, c’est beaucoup dire. Mais il est vrai que la présidence française de l’UE a été marquée par une incompréhension et un agacement très forts entre les deux pays. De ce point de vue, l’amélioration est nette depuis quelques mois. Des actes très concrets ont été posés par les dirigeants qui témoignent d’une volonté de faire un pas l’un vers l’autre. Je pense à la baisse de la TVA dans la restauration, ou encore au travail commun réalisé en amont du G20.

Si embellie il y a, est-elle le fruit de décisions tactiques de court terme ou au contraire d’une prise de conscience des dirigeants actuels de la nécessité de revenir aux anciennes lignes fondamentales des deux diplomaties, qui plaçaient depuis des décennies la relation franco-allemande au cœur de la construction européenne ?

M.d.V : Selon moi, il s’agit effectivement d’une prise de conscience. Dans le contexte de crise économique, on ne peut pas se permettre trop de disputes. Les deux pays sont aussi conscients que pour faire valoir leur point de vue en Europe, il est plus efficace de s’appuyer l’un sur l’autre. Ce qui n’empêche pas les différences d’approche et de style.

M.K. : Ce rapprochement a été utile politiquement de deux cotés du Rhin, donc souhaitable. Le terme « tactique » me paraît inapproprié, parce que la politique internationale d’un pays consiste principalement dans la défense de ses propres intérêts. Je ne parlerais non plus d’un recours aux anciennes lignes fondamentales. Les deux pays ne les ont jamais abandonnées malgré les apparences, l’Allemagne encore moins que la France.

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Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt

Initié par de Gaulle et Adenauer, le « rapprochement » franco-allemand sera constamment approfondi par leurs successeurs pour devenir une « amitié », voire même un « couple ». La période des années 1970, avec Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, aura été particulièrement fertile en initiatives communes franco-allemandes, lesquelles ont fréquemment joué un rôle déterminant dans la progression de l’intégration communautaire, comme par exemple lors de la création de l’euro. Mais malgré des relations bilatérales d’une intensité hors du commun, tout n’est pas simple entre deux partenaires qui restent très différents l’un de l’autre.

(Photo : Service audiovisuel de la Commission européenne)

Quelles seraient les conditions pour créer une embellie durable ?

M.d.V. : Déjà, il faut cesser de penser que le couple franco-allemand est une évidence. On doit être lucide sur nos différences : nous ne serons jamais pareils, et tant mieux ! A mon sens, le seul moyen de les surmonter est de ne jamais arrêter de se parler, si possible à tous les niveaux.

M.K. : Une meilleure connaissance et compréhension de l’autre pays. C’est-à-dire qu’il faudrait que les sociétés de nos deux pays se rendent compte que malgré la proximité géographique, ils sont très différents : les systèmes politiques, économiques et éducatifs ainsi que la perception de l’histoire diffèrent énormément. Mais, bien sûr, il est nécessaire qu’ils acceptent ces différences et qu’ils agissent sur le plan international en sachant qu’ils n’avanceront pas sans l’autre.

La nomination de Bruno Le Maire au poste de secrétaire d’Etat en charge des affaires européennes est-elle un signe d’apaisement envoyé à l’Allemagne ? Quelle est sa marge de manœuvre ?

M.K. : A priori, oui. L’ampleur de son influence à long terme reste à voir.

M.d.V. : C’est en tout cas un bon signe pour la relation franco-allemande. D’autant qu’il semble avoir mis cette préoccupation au centre de ses dossiers. Avec lui, l’entourage de M. Sarkozy s’enrichit de quelqu’un qui a l’air de connaître l’Allemagne, qui peut aider à décrypter son fonctionnement parfois complexe. Mais cela demande à être évalué sur la durée, pour voir si ce nouvel enthousiasme n’est pas qu’un feu de paille.

Proximité des deux sociétés civiles, complémentarité diplomatique et rivalité économique, peut-on décrire ainsi le champ de forces à l’intérieur duquel se noue l’action des deux Etats ?

M.d.V. : Il y a sans aucun doute proximité de nos sociétés civiles. Mais celle-ci repose trop sur des institutions pour la plupart issues des années 1960, comme l’OFAJ par exemple, dont le champ d’action gagnerait à être élargi. Pour ce qui touche à la diplomatie, il ne faut pas surestimer la complémentarité liée au tropisme oriental de l’Allemagne et à l’orientation méditerranéenne de la France. Les deux pays ont démontré qu’ils pouvaient agir de concert sur ces deux champs. Il faudrait plutôt parler de concordance diplomatique sur certains sujets (Russie, Etats-Unis, Iran…) et d’une forme de concurrence sur d’autres dossiers (Proche-Orient, Chine,…), avec une Allemagne qui revendique son autonomie. Sinon, parler de rivalité économique me semble inexact : les facteurs de croissance sont différents entre les deux pays, et l’Allemagne demeure loin devant la France en termes de compétitivité.

M.K. : La proximité des deux sociétés est moins développée qu’on ne le pense. La plupart des gens connaissent mal l’autre pays et les préjugés sont tenaces. Mais dans la diplomatie on voit bien l’effort fait par les deux pays pour s’accorder. Globalement on ne peut pas parler, à mon avis, de rivalité économique. Au contraire, chacun est le partenaire commercial le plus important de l’autre. La prospérité de chaque pays dépend beaucoup de l’autre. Chaque pays a ses atouts dans des domaines différents. Quelques exemples récents comme les difficultés d’Airbus faussent l’image.

Comment agir en faveur d’une meilleure complémentarité économique ? Pourquoi la protection de nos complémentarités actuelles (Airbus par exemple) ou la création de nouvelles complémentarités, à l’instar du domaine de l’énergie avec les frictions entre Siemens et Areva, posent-elles tant de problèmes ?

M.d.V. : Il faut déjà améliorer les coopérations déjà existantes qui ne fonctionnent pas de manière satisfaisante. Pour permettre une meilleure complémentarité, chacun doit faire un pas vers l’autre : les Français doivent comprendre qu’en Allemagne, la logique industrielle prime sur la logique politique, et les Allemands, accepter une certaine forme de pilotage politique. Ces différences d’approche sont à la base des difficultés passées d’Airbus. Dans le domaine de l’énergie, Siemens souhaitait sans doute quitter son statut de junior au sein de son alliance avec Areva pour un dialogue plus équilibré avec les Russes. Même si finalement, il occupe à nouveau une position minoritaire dans son partenariat avec Rosatom…

M.K. : Les conflits au sein des rares grandes entreprises franco-allemandes sont très médiatisés et détériorent l’image réelle des relations économiques. Les problèmes arrivent souvent quand la politique s’en mêle et cherche à obtenir un équilibre qui économiquement n’est pas forcement justifié. Donc, on peut poser la question de savoir si une complémentarité dans ce sens-là est souhaitable. J’en doute. Une entreprise du secteur privé fonctionne à mon avis mieux quand les rapports de forces, les structures internes et les responsabilités sont définis selon des critères d’efficacité.

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Airbus

Le constructeur aéronautique européen, filiale du groupe EADS, est sans aucun doute l’une des plus grandes réalisations de la coopération industrielle franco-allemande. Mais malgré le succès économique, les conflits entre la partie française et la partie allemande sont loin d’être inexistants, comme l’ont montré ces dernières années les discussions houleuses autour de la réforme de la gouvernance d’EADS et du plan « Power 8 » d’assainissement d’Airbus. Des conflits qui sont d’ailleurs souvent dû à des malentendus et à des incompréhensions mutuelles.

(Photo : NguyenDai, flickr.com)

La France et l’Allemagne ont été à l’origine de la création de l’euro, pourtant leur approche de la monnaie unique est toujours quelque peu divergente : A Paris, on semble privilégier une approche politique de la monnaie, alors qu’à Berlin, l’idée de mélanger critères politiques et critères monétaires reste inconcevable. Que faire pour rapprocher ces deux points de vue en apparence opposés ?

M.d.V. : D’abord, il faudrait dépasser les querelles sémantiques qui bloquent toute discussion avant même qu’elle soit vraiment engagée. A l’évidence, l’expression « gouvernement économique » provoque un blocage radical côté allemand. Dans le contexte de la crise, on doit relativiser les différences d’approche : au fond, tout le monde est conscient de l’importance de lancer la coordination des politiques économiques. Mais effectivement, l’Allemagne devra certainement un jour ou l’autre faire son aggiornamento sur les principes de la politique monétaire et budgétaire. Pour cela, la France doit aussi démontrer clairement qu’elle ne vise pas seulement à se ménager des marges de manœuvre mais qu’elle va aussi mener les réformes nécessaires.

M.K. : La France a toujours respecté et devrait continuer à respecter les règles qui fixent le fonctionnement de la BCE et de l’Eurogroupe. Mais concernant les critères du pacte de stabilité, on peut déjà apercevoir, à mon avis, du côté français une tendance à les négliger. Dans quelques années, la France et l’Allemagne pourraient se trouver en désaccord sur la gestion du déficit public, voir la lutte contre l’inflation ou la déflation.

L’Allemagne, championne des exportations, a-t-elle « joué perso » au détriment de ses partenaires européens ces dernières années, en particulier en réduisant ses coûts de production par une forte modération salariale ?

M.K. : C’est une question un peu académique, mais passionnante parce qu’il n’y a pas de réponse simple. Je veux dire par là que les réponses dépendent largement du point de vue. Du point de vue français, la France a perdu des parts de marché dans son commerce extérieur, alors que l’Allemagne en a gagné en réduisant le coût salarial unitaire. En France, certains économistes veulent faire croire que c’était une politique déflationniste volontariste et non-coopérative, notamment envers la France. Du point de vue du gouvernement allemand, il n’y a pas eu, en fait, pendant des années, d’autre choix que cette politique d’austérité rigide parce que le gouvernement voulait protéger l’industrie allemande en la rendant plus compétitive sur le marché international. L’objectif était d’empêcher des délocalisations vers l’Est. Il n’y avait pas d’autre choix parce que l’Allemagne s’est vue obligée, après la réunification, d’adapter son économie à la mondialisation. L’Allemagne de l’Est surtout a été largement désindustrialisée à la suite de la réunification et à cause de l’erreur commise sur le plan économique en fixant le taux de change du mark Ouest et du mark Est à 1 pour 1. En France, me semble-il, on néglige assez souvent les effets de la réunification (et ses erreurs) et l’effort financier énorme qu’elle a entraîné. De plus, l’Allemagne a, depuis, des frontières communes avec des pays où les coûts sont bas et libres. Donc, la chute du mur offrait des opportunités industrielles, mais elle aurait pu aussi avoir un effet dévastateur pour l’industrie allemande. Mais grâce à une politique fiscale et budgétaire solide, l’Allemagne a plutôt bien résisté, du moins du point de vue allemand. Ensuite, quand l’euro a été introduit, la nouvelle monnaie a été surévaluée par rapport au mark. La baisse du coût salarial unitaire n’est ainsi rien d’autre qu’une adaptation économique. Cette adaptation fut d’ailleurs très douloureuse pour beaucoup d’Allemands parce qu’elle a entraîné une stagnation des salaires réels pendant des années.

M.d.V. : La question n’est pas tant de savoir si l’Allemagne a « joué perso », mais celle de la mise en place d’une politique économique à l’échelle de l’Europe. En l’absence de mécanismes efficaces de coordination des politiques budgétaires et structurelles, on ne peut pas reprocher à l’Allemagne d’avoir rétabli –et avec un relatif succès- la compétitivité de son économie.

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel

Alors qu’ils sont a priori du même bord politique et qu’ils ont tous les deux été élus sur la promesse de réformer profondément leur pays, le courant a eu semble-t-il beaucoup de mal à passer entre l’actuelle chancelière allemande et le président français. La faute d’abord à des différences de style et de personnalité, l’austère et réservée Merkel goûtant peu les embardées de l’impétueux Sarkozy, d’autant plus qu’aucun des deux ne porte le pays partenaire dans son cœur. Mais il y a aussi eu des divergences de fond, tant au niveau des intérêts diplomatiques (avec l’Union pour la Méditerranée) qu’au niveau de la politique économique, M. Sarkozy reprenant de plus belle le flambeau d’un « gouvernement économique de la zone euro » dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler. Depuis quelques mois, les relations entre les deux dirigeants semblent toutefois s’être grandement améliorées. On peut certes y voir une prise de conscience mutuelle d’un nécessaire retour aux fondamentaux (comme en témoigne la nomination de Bruno Le Maire au poste de secrétaire d’Etat en charge des affaires européennes), mais aussi et surtout les conséquences de la crise financière, qui a soudainement replacé les deux grands Etats d’Europe continentale dans le même camp, face aux « Anglo-Saxons ». Comme quoi à toute chose, malheur est bon.

(Photo : Chesi-Fotos-CC, flickr.com)

Comment évaluez-vous la place et le poids respectifs de l’Allemagne et de la France dans l’UE et l’influence de l’une et de l’autre a-t-elle beaucoup évolué depuis Maastricht ?

M.d.V. : Depuis Maastricht, les évolutions ont été majeures et l’Allemagne semble y avoir plus gagné que la France. D’un point de vue géographique, les élargissements au Nord et à l’Est ont déplacé le centre de gravité de l’Europe qui est maintenant clairement en Allemagne. D’un point de vue institutionnel, le découplage du nombre de votes au Conseil du nombre de sièges au Parlement favorise l’Allemagne en tant que pays le plus peuplé d’Europe. Sur le volet politique enfin, l’adage « géant économique et nain politique » n’a plus lieu d’être, notamment grâce à l’avènement de la « Berliner Republik » [« République de Berlin », expression caractérisant la nouvelle ère politique d’une Allemagne « décomplexée » sur le plan international par sa réunification et le recouvrement de sa pleine souveraineté, et symbolisée par le transfert des institutions de Bonn à Berlin] et à l’autorité internationale de Mme Merkel. Par ailleurs, malgré une présidence de l’UE réussie, la France n’a pas récupéré toute l’influence perdue lors du référendum sur la Constitution européenne. Il faut quand même dire que l’Europe des 27 est de plus en plus intergouvernementale et tributaire de la présence internationale de ses grands Etats membres. A cet égard, la France conserve quelques avantages avec son siège au Conseil de sécurité, sa force nucléaire, son réseau diplomatique…

M.K. : L’Europe des 27, n’est plus l’Europe des 6 ou des 15. C’est une lapalissade. Chacun des Etats membres des 6 a plus de difficultés à se faire entendre qu’auparavant. Mais le poids de l’Europe dans son ensemble a bien augmenté, malgré l’ascension de la Chine et de l’Inde. Il faut donc se rassembler pour être entendu et c’est bien là la difficulté : parler d’ une seule voix.

Sentez-vous, dans les populations et en particulier au sein des jeunes générations, une baisse de l’intérêt pour le pays voisin, qui expliquerait par exemple le recul de l’apprentissage de la langue du partenaire ?

M.d.V. : Clairement, en France, l’allemand est devenu une langue « rare ». Mais en revanche, on observe un nouvel intérêt pour Berlin, symptomatique d’un début de popularisation de l’Allemagne au-delà des seules élites franco-allemandes. Il y a depuis quelques temps un véritable « buzz médiatique » autour de cette ville qui agit comme un label.

M.K. : C’est difficile à mesurer. Il est vrai que de moins en moins de jeunes apprennent la langue de l’autre. Mais est-ce un indicateur fiable ? En même temps, depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, les Allemands s’intéressent plus à la politique française qu’avant. Et il me semble effectivement aussi que Berlin passionne les jeunes français.

Dans le rapprochement des sociétés civiles, le rôle des médias est essentiel. Que pourraient entreprendre deux journaux prestigieux comme Le Monde et la Süddeutsche Zeitung pour apporter leur pierre à l’édifice ? Pourquoi pas, tous les mois, deux pages communes, écrites dans les deux langues, parues simultanément dans les deux journaux, sur le modèle de ce Le Monde fait déjà avec sa sélection hebdomadaire du NY Times ?

M.d.V. : Je ne suis pas sûre que cela fonctionne si trop peu de gens comprennent et lisent l’Allemand. Une sélection d’articles et d’éditoriaux traduits me semblerait plus pertinente.

M.K. : La Süddeutsche publie aussi depuis des années, tous les lundis, une sélection du NY Times. Il serait sûrement intéressant d’échanger des articles avec Le Monde. Mais il ne faut pas se tromper : on ne toucherait qu’une petite élite qui s’intéresse déjà à l’autre pays et qui parle bien l’autre langue. Et je me méfie de toute approche éducative volontariste. Du moins en Allemagne, les journaux dits de qualité sont des produits commerciaux, il faudrait donc de la publicité pour pouvoir financer un tel projet et aussi avoir un public. Ce serait déjà bien que les médias français et notamment la télévision et la presse régionale qui touchent un large public parlent plus souvent de l’Allemagne. Dans ce contexte, deux chiffres sont révélateurs : une vingtaine de journalistes français seulement travaillent à Berlin, tandis qu’à Paris il y a plus d’une centaine de journalistes allemands (la Süddeutsche à elle seule dispose de trois correspondants à Paris).


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Auteurs

Anne-Lise BARRIERE

Administratrice de l'association

Diplômée d’un Magister artium de l’université de Tuebingen (Allemagne) et d’une maîtrise d’histoire géographie de l’université d’Aix-en-Provence, Anne-Lise est également diplômée d’un Master d’études européennes à l’université catholique de Louvain, en (...)
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